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Mai – Séminaire interne – Yoann VERNAT, LEPT-ENSAM
Démarche de formalisation d’un problème de conception par
contraintes
Des
travaux de recherche récents ont montré l’intérêt des techniques de
satisfaction par contraintes dans l’aide à la conception ; mais les
exemples de la littérature démontrent la difficulté de formaliser les règles
de conception par contraintes.
Pour
pallier les difficultés liées à la formulation par contraintes d’un modèle
de comportement physique, une méthodologie basée sur la décomposition
fonctionnelle et les techniques de réduction de modèle a été développée.
Les techniques de réduction permettent d’augmenter la parcimonie des modèles,
qui sont ensuite validés du point de vue de l’exactitude, de la précision et
de la généralité. Nous préciserons ces termes pendant l’exposé et deux
exemples formalisés grâce à cette démarche seront également présentés :
un modèle de poutre et un modèle de condenseur.
Ce
travail de thèse s’inscrit dans le cadre du projet de recherche RNTL CO2
ayant pour objectif la création d’un logiciel d’aide à la décision en
conception préliminaire : Constraint Explorer.
RNTL :
Réseau National des Technologies Logicielles.
CO2 :
Contraintes en Conception, projet en partenariat avec les laboratoires
LIPSI-ESTIA, LIP6, IRIN et les sociétés Dassault Aviation et CRIL Technology.
23 Mai – Séminaire interne -Mathieu LEGER, LEPT-ENSAM
Analyse de la glisse d'un ski
L’objectif
de ce travail est de déterminer comment conserver un comportement de glisse
optimale quelles que soient les types de neige rencontrés au cours d’une
descente en trace directe.
La stratégie retenue consiste à développer une démarche expérimentale utilisable in situ complétée si nécessaire par des spécifications en laboratoire. L’originalité de l’approche proposée réside dans la mesure des gradients mis en jeu entre la semelle du ski et la neige. A ces mesures thermiques sont associées des mesures plus conventionnelles relatives aux vibrations. L’acquis tant industriel qu’intuitif conduit à faire jouer un rôle tout à fait particulier au film liquide sous la semelle, les vibrations ayant pour effet de rompre ce film liquide et donc de favoriser la glisse. En effet, le film d’eau existe par effet thermique tant lié à la qualité de la neige qu’à son échauffement en relation avec le passage du ski à une certaine vitesse. Bien évidemment, la structure du ski (matériaux et état de surface) ainsi que le type de tracé skié vont être des paramètres importants et nous nous limiterons dans un premier temps à l’étude d’un ski de descente (plusieurs struc tures pour ce ski) et d’une trajectoire.
A
l’issu de ce travail, une meilleure compréhension de la glisse et des données
sur l’amortissement des vibrations intrinsèques devrait être obtenue. Ceci
conduira à l’identification d’améliorations « physiques »
envisageables comme par exemple l’utilisation de matériaux amortisseurs ou générateurs
de vibrations et agissant de façon active selon la sollicitation souhaitée; on
imagine alors un matériau qui génère de la vibration si la lame d’eau est
trop épaisse et qui dans la configuration inverse d’une lame d’eau trop
mince amortirait les vibrations intrinsèques.