FICHE n° 231– NOVEMBRE 2009

Vendredi 13 novembre – séminaire interne – Bernard BERDEU, TREFLE

Procédés de traitement du CO2

Les gaz à effet de serre, dont le CO2, sont générés en quantités supérieures à celles que la planète peut 'absorber' et des équilibres écologiques semblent rompus. Les concentrations actuelles de ces gaz présentes dans la nature sont au-dessus des seuils acceptables et même en volumes limités ils continueront d'être générés. Ainsi, il s'impose de développer des procédés pour le traitement des gaz à effet de serre présents et à venir. La chimie en milieu fluide complexe sous P et T ouvre des voies de traitement à explorer. Le séminaire présentera nos travaux en cours dans ce domaine et nos perspectives de recherche.


Vendredi 20 novembre – séminaire externe - F. Véron, University Delaware / TREFLE

Interaction air-mer : les phénomènes petite échelle qui connectent l'océan et l'atmosphère

Les océans couvrent deux tiers de la surface de la planète et l’interface air-mer fournit donc une condition limite primordiale pour l’atmosphère. En effet, les échanges d’énergie mécanique, de masse, et de chaleur entre l’océan et l’atmosphère sont cruciaux pour les prédictions et l'évolution des conditions autant à court terme (météorologiques) qu’à long terme (climatiques). Ces échanges sont en grande partie contrôlés par la dynamique des couches limites a l’interface air-mer où des phénomènes de petites échelles comme, entre autres, les vagues, la turbulence, et les injections de bulles et de gouttes d’eau, jouent un rôle probablement important mais qui reste encore mal compris.

Vendredi 27 novembre – séminaire externe - Pierre Carles, du FAST - Paris

Instabilité de Rayleigh-Taylor et Lévitation Magnétique


L'instabilité de Rayleigh-Taylor est l'instabilité d'interface qui force un fluide dense à toujours "tomber" sous un fluide moins dense (comme l'eau sous l'huile dans une vinaigrette). Une des difficultés expérimentales principales concernant les instabilités d'interfaces est justement la présence de la gravité terrestre: les seules formes d'interfaces contrôlées que l'on puisse réaliser en laboratoire sont contraintes par l'équilibre entre forces de gravité et forces capillaires, ce qui se limite en général aux interfaces planes et horizontales ou bien, à petite échelle, aux gouttes ou aux petits ponts liquides. Pour réaliser une expérience de Rayleigh-Taylor sous un jeu de conditions initiales arbitraires, il faudrait pouvoir contrôler localement la gravité.
Dans ce séminaire, nous présenterons comment un tel objectif devient réalisable grâce à la lévitation magnétique. Nous montrerons tout d'abord comment un empilement de fluides instables peut être stabilisé à l'aide d'une "gravité artificielle" magnétique, puis nous présenterons une technique permettant de faire fluctuer cette gravité artificielle dans l'espace afin de construire des interfaces hydrostatiques non planes et, potentiellement, de forme arbitraire